Outer Haven

17 janvier 2008

Super Nacho

    Aujourd'hui, je vais vous parler d'un film assez improbable, mais totalement jouissif si l'on accepte de se 18649130_w434_h_q80laisser porter par son humour carrément barré, et ce film c'est Super Nacho (oui, c'est marqué en haut). Cette grande oeuvre cinématographique, écrite et réalisé par Jared Hess, fait partie de ces films qui sont à eux seuls portés par un seul acteur, j'ai nommé le grand Jack Black. On pourrait presque parler d'un genre à part entière et Jack Black excelle en la matière. Parfois, je me demende si par sa seul présence ne parvient pas à faire d'un film un véritable chef-d'oeuvre (toute proportions gardés), là où il n'y aurait eu qu'un simple nanar. Quoi qu'il en soit et pour parler du pitch de départ, Nacho (Jack Black) est cusinier dans un monastére-orphelinat où il a lui même grandi, et il réve en secret de la gloire que le catch pourrait lui apporter. Il adore ses petits orphelins plus que tout au monde mais déteste ses obligations de moine. D'ailleur, le monastére est pauvre et les enfants n'ont pas grand chose à manger, pas grand chose de nutritif j'entend. Et comme si cela nephoto_Super_Nacho_Nacho_Libre_2005_5 suffisait pas, Nacho trouve l'amour en la pesonne d'une jeune et jolie religieuse, Encarnaciòn, fraichement debarqué au couvent, ce qui peut poser un gros probléme (il est moine, c'est une nonne, vous voyez où je veux en venir). Suite à un concours de circonstance, Nacho décide de se lancer sur le ring pour gagner de l'argent et nourrir ses orphelins, et au passage plaire à sa douce. Mais il s'agit de catch en double et il se trouve donc un compagnon, le magnifique ésqueletto, qui apporte au film un plus non-négligable. Comme vous vous en doutez, les choses ne vont pas se passer le mieux du monde quant à l'integrité physique de nos deux champions, mais je ne vous en dit pas plus.
    Ce qui est certain, c'est que ce film ne plaira pas à tout le monde (où n'a pas plu à tout le monde, ça fait déjà un an qu'il est sorti). L'humour n'est pas forcément évident à aprehander et il faudra aux plus refractaire une petite dose d'indulgence pour se laisser porter par le film. Mais ce qui est certain, c'est que Super Nacho est drôle. Bizarement 18644355_w434_h_q80drôle, mais trés drôle quand même, et on doit cela pour beaucoup à Jack Black (et à son amis mexicain qui est tout de même trés trés fort). Son énergie, son dynamisme est extraordinnaire et il nous offre des scénes absolument tordantes comme lorsqu'il se déguise en mariachi (voir à droite). Comme à son habitude, Jack Black éxcelle dans les numéros musicaux et je vous conseille de voir Tenacious D et le médiator de la destinée pour le constater. Il est fascinant de voir à quel point il parvient à rendre drôle, voire hilarantes des choses qui ne me font habituelement pas rire plus que ça. Mais l'univers du film est également trés fort. Le film se passe au mexique, mais un mexique aux couleurs flashy totalement décalé où le héros se ballade sur une sorte de chariot à moteur totalement improbable, où il va récuperer le fameux sachet de "chips pour les orphelins", et où tout est si kitchissime à chaque coin de rue. Il est vrai que le film multiplie les situations convenues avec une fin tout ce qui a de plus évidente et déjà vu mille fois. Pourtant l'émotion est bien présente, peut-être parce que  le tout est traité trés simplement et joliment enrobé d'humour. Sans prétention aucune, Super Nacho se pare d'une âme et vous fera bien rire pour peu que vous vous laissiez emporter par l'humour un peu potache mais toujours réussi de Jack Black et de Jared Hess.

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13 janvier 2008

The Rutles

   

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    Aujourd'hui , nous allons parler d'une légende, que dis-je d'un mythe, probablement le plus grand groupe de que l'histoire ait jamais connu. Avec des titres tels que Hold My Hand, Ouch! mais aussi Piggy in the middle, ces quatre anglais ont changé à jamais notre perception de la musique. Ron Nasty, Dirk McQuickly, Stig O'Hara et Barry Wom forment les Rutles. Pour couper court à toutes vos questions, oui, ceci est une parodie des fantastiques beatles orchestré par Eric Idle, l'un des membres des Monty Pythons (vous pouvez être sur que j'en reparlerais) et son compère musicien Neil Innes, consideré par beaucoup comme le septième Python, lui et Carol Cleveland.C'est en 1978 que passe sur la BBC ce petit chef d'oeuvre, tourné sous la forme d'un documentaire qui retrace toute l'histoire de ce groupe mythique. Le documentaire est trés proche de la veritable histoire des beatles. Il en retrace toutes les grandes étapes, des premiers concerts dans les caves miteuses de Hambourg à la succession de procés sans fin (qui donne selon moi une des meilleur réplique du film), en passant par l'initiation par Dylan aux drogues, remplacés ici par du thé. Comment ne pas être éffondré de rire quand on nous dit qu'une légende veut que Stig O'hara soit mort et qu'on l'ait remplacé par sa statut de cire du musée de madame Tusseau. Tout est tellement présent et si bien détourné par Idle qu'un fan des beatles peut y trouver son compte, tout aussi bien qu'un fan des Pythons. Mais si comme moi vous vouez un véritable culte à ces deux maitres absolus dans lurs domaine respectifs, alors vous allez connaitre un orgasme sidéral face à ce débordement de delires en tous genres. Le film posséde des avantages remarquables. Tout d'abord, Idle s'est entouré de Guest-Star trés250px_Rutles7 prestigieuses tels que Bill Murray, mais aussi Mick Jagger et Paul Simon qui jouent leurs propres rôles et temoignent de ce qu'ont signifiés les Rutles pour eux et en quoi ils les ont influencés. Mais ont retrouve également et dans des rôles de composition John Belushi et Dan Akroyd, Bianca Jagger, la femme de l'autre (à l'époque du moins), Ron Wood en Hell's Angel intimidé par une fillette et enfin, non mois que George Harrison lui-même, qui d'ailleur produit le film (et qui produit La vie de Brian des Monty Pythons l'année suivante). Regardez, on le voit à droite en train d'interviewer Michael Palin, un autre Pythons qui joue dans le film.
    Un autre point fort (trés fort) du film, c'est la bande son composé par Neil Innes, consideré en Angleterre comme "la plus grande star de Rock dont vous n'avez jamais entendu parler". Et c'est vrai qu'il est doué le bougre. Il revisite à sa sauce different tubes des beatles qui sont parfois trés proches des originaux, mais en même temps trés différents. Ils parviennent à acquerir leur identité propre et c'est une des grandes force du film. Les Rutles ne sont plus seulement une parodie des Beatles, mais deviennent un groupe à part entiére, avec son histoire et sa musique. Il m'arrive même de préferer certain titres revisités par Innes aux originaux. Tout ça pour dire que c'est un trés bon film que l'on peut se procurer facilement en DVD. Vous pouvez aller voir sur you tube pas mal de clips des Rutles histoire de vous faire une idée. Mais il y aussi un paquet de parodies faites par Idle et Innes. La diffusion des Rutles a donné lieu à un Week-End spécial sur la BBC ponctué de nombreux skètches et les deux amis ont fait des parodies trés réussis de nombreux artistes tels qu'Elton John (les lunettes, les lunettes), Bob Dylan, et une magnifique parodie du film de Ken Russel, Tommy, l'opera rock des Who. Mais on peut également y découvrir un petit bijoux, une obsession prononcé pour les pirates par George Harrison qui participe en tant que guest à ce Week-end. Magnifique. Pour résumer le tout, les Rutles, c'est bien. J'éspere que cela vous aura donné envie de voir le film, d'autant que trois des quatre Beatles l'ont vraiment, vraiment, adoré. Lennon a même refusé de rendre la cassette et la bande-son qu'on lui avait envoyé. Mais alors qui est celui qui n'a pas aimé? Je dirai juste que, malgré mon admiration pour lui, McCartney a toujours été un peu rabat-joie. Voila, c'est tout pour aujourd'hui. A bientôt.
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19 décembre 2007

Like A Rolling Stone

Bob Dylan - Like A Rolling Stone 1966
Vidéo envoyée par Solidus-Snake

    Reparlons brièvement de Dylan, et plus particulièrement de cette chanson, là, au-dessus. Like a Rolling Stone est probablement le titre le plus marquant de l'artiste. Peut-être pas sa meilleure chanson (même si je la place très très haut dans le classement), mais tout cela dépend du goût de chacun. Là n'est pas la question. Si je dis qu'il s'agit de sa chanson la plus marquante, c'est pour les bouleversements qu'elle a apporté à la musique à ce moment là. Que ce soit sa durée (6 minutes 10, deux fois plus long que toutes les chansons de l'époque dont le format était très standardisé), son style mordant et accrocheur (l'orgue, l'orgue, écoutez cet orgue) ou ses paroles parfois très dures devenant une véritable attaque personnelle (contre Edie Sedgwick? est-ce vraiment important) , cette chanson a définitivement changé la donne. Mais tout ce texte n'étant qu'un prétexte pour poster la vidéo, enjoy.

 

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14 décembre 2007

I'm not there, I'm everywhere.

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    Quand on dit Bob Dylan, certain pense à un gamin, folkeux, l'harmonica pendu à la bouche, d'autre au maître absolu de la protest song, d'autres encore voient l'homme qui a défrayé la chronique en électrisant sa musique ou bien pensent au chanteur de country. Certain pensent même à l'inventeur du rock chrétien, bien que ce ne soit pas là sa meilleur période. En tous les cas, tous s'accordent à dire qu'il s'agit d'un (le?) des plus grands artistes que la terre aie porté. Mais voila, face à la multiplicité des aspects de Dylan, comment réaliser un film qui pourrait retranscrire tout cela? La réponse vient de Todd Haynes, déjà responsable du film Velvet Goldmine (c'est une chanson de Bowie, voyez l'influence musicale du bonhomme) qui nous livre, non pas un biopics conventionnel (ne voyez pas cela comme un terme péjoratif) tel que Ray ou La Môme. Non, Haynes va bien au-delà de ça et nous présente le destin de six personnages représentant un aspect de Bob Dylan, sans qu'aucun d'eux ne soit Bob Dylan. Le nom n'est d'ailleurs jamais mentionné. Six personnages signifie six acteurs, et pas des moindre. Dans le lot, on retrouve notamment Batman et Galadriel (Christian Bale et Cate Blanchett, et oui, une femme) mais également Richard Gere, mais aussi un jeune homme de 11 ans, Marcus Carl Franklin. Pour ne pas faire de jaloux, citons aussi le travail remarquable de Heath Ledger (le joker dans le prochain Batman) et Ben Wishaw. Six personnages donc, tous traités sur un mode différent. Christian Bale incarne le Dylan chanteur de folk, présenté sous la forme d'un documentaire avec des témoignages de proches (cette femme me rappelle terriblement Joan Baez, quelle surprise) et l'on a là un personnage très proche de ce qu'a pu être et de ce qu'a pu représenter Dylan au début de sa carrière, puis lors de sa conversion au christianisme. Mais l'acteur qui colle le plus à la réalité historique du personnage est une actrice. Cate Blanchett incarne à merveille lei_m_not_there_16_reference coté androgyne du Dylan de 66-67, de la période électrique jusqu’à l'accident de moto. La ressemblance est troublante, le mimétisme est fascinant. Changez quelques noms et vous aurez un copier-coller de la vie de Dylan durant cette période : La haine de son publique qui le voit comme un traitre, la drogue, l'amitié avec les Beatles (hilarante)... Tout y est, drôle et terrible à la fois. La facette de Dylan que j'ai préféré (merci Cate). Mais ça ne veut pas dire que les autres sont moins bonnes, loin de la. Heath Ledger incarne le Dylan privée et ses histoires d'amour réunies en la personne de Charlotte Gainsbourg (je vous l'ai dit que le casting est génial). Mais ces histoires très proche de la réalité sont ponctuées de récit beaucoup plus allégoriques. Richard Gere est Billy the Kid, le Dylan de 73, le Dylan de Knockin' on Heaven's Door et de Pat Garret et Billy the Kid. Quant au jeune Marcus Carl Franklin, il représente le Dylan méconnu, le Dylan qui apprend, ainsi que la part de Woody Guthrie qui est en lui. Le tout est parsemé par un Dylan se faisant appeler Arthur Rimbaud (poète adoré par le chanteur mais également par le réalisateur du film), traité à la manière d'un interrogatoire.

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    Toutes ces histoires s'entremêlent, les destins se croisent même par moment. Le tout est très joliment monté, parfois très drôle, surtout les parties avec Cate Blanchett, ce qui contrebalance avec le fait qu'il s'agisse là du portrait le plus tragique et violent du personnage. Je ne suis pas particulièrement habitué au film indépendant de ce genre, ce n'est pas un cinéma que j'ai l'habitude d'aller voir, peut-être même que j'aurais tendance à trouver chiant, simplement parce que c'est l'avis qu'en ont la plupart des gens. Pourtant, ce n'est pas la première surprise que j'ai eue, loin de là (je pense notamment à Tarnation, de Jonathan Caouette, très différent de celui-ci mais qui m'a fait un effet un peu similaire). Ce film m'a scotché du début à la fin. Peut-être parce que je suis fan de Dylan et que je connais les différentes périodes de sa vie assez bien, ce qui m'a probablement permis d'extraire l'homme derrière ces six portraits. J'aiI_m_Not_There beaucoup de mal à réaliser comment un homme qui ne connaît pas l'artiste peut envisager ce film (mal, d'après les réactions des gens en sortant de la salle). J'imagine que dans ce cas là, il doit falloir faire totalement abstraction de Dylan, car le film va bien au-delà du personnage et porte sur d'autres choses (la manière dont les gens peuvent s'approprier un artiste et son oeuvre, et l'évocation d'une époque révolue entre autre). Quoi qu'il en soit, je pense sincèrement qu'il s'agit d'un très beau film, et l'occasion d'entendre des titres connus et moins connus du poète (et avec le son d'une salle de Ciné, ce qui n'est pas rien). Le mot de la fin revient à Cate Blanchett, qui laisse glisser à travers ses lèvres un magnifique How does it feel?

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13 décembre 2007

Bande Annonce de I'm Not There

Bande Annonce de I'm Not There
Vidéo envoyée par Solidus-Snake

    Quand sort un film sur la vie de Bob Dylan, je ne peux que me jetter dessus. Mais quand il s'agit d'une telle perle d'originalité, une telle merveille à tous les points de vues, alors je vie l'une des experience cinématographique les plus marquante depuis longtemps. Trés longtemps. Mais j'en reparle dés demain.

 

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11 décembre 2007

De retour pour une derniere aventure

indyposter    Voici l'affiche du nouvel Indiana Jones. Je vais mourir d'impatience avant la date fatidique. Serieusement, je n'ai jamais ressenti une telle impatience pour aucun film, que ce soit pour les derniers épisodes de Star Wars ou de Matrix. Je pense que je vais bientôt me mettre à la redaction de plusieurs articles sur le sujet, mais je vais prendre mon temps pour les fignoler. Indy n'est-il pas, apres tout, le plus grand aventurier que la terre ai jamais porté. Il merite au moins ça.

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09 décembre 2007

David Bowie-Space Oditty

David Bowie-Space Oditty
Vidéo envoyée par Solidus-Snake

    David Bowie est l'un des artiste les plus inventif et créatif du XXéme siécle. Je vais probablement parler de lui à de maintes reprises et puisqu'il faut faire les choses comme il faut, commençons par le debut, ou tout du moins, son premier succés, j'ai nommé Space Oddity, dont le titre fait reference à 2001 : L'odyssée de l'éspace (2001 : a space odyssey). Laissez-moi donc vous conter les aventure du Major Tom. Nous sommes en 1969, l'homme vient tout juste de marcher sur la lune. Mais ce non-évenement n'est rien comparé à ce qui sort dans les bac au même moment. Notez tout de même l'intelligence qu'a Bowie de sortir son single à ce moment precis. De tels éclairs de genie parsemeront toute la carrière du monsieur. Effectivement, la mission appolo 11 permet au single de faire parler de lui. La BBC choisi cette chanson pour accompagner la retransmission de l'allunissage. Ce qui montre que les gens haut placé ne comprenne vraiment rien à la musique (un peu comme Ronald Reagan qui choisit Born in the USA comme fond sonore pour sa publicité électorale). Car, disons le franchement, Major Tom est un junkie. Alors en effet, vous pouvez lire Space Oddity au premier degrés et ne voir que l'histoire d'un astronaute se preparant dans un premier temps au décollage de sa fusée. Un astronaute qui, une fois dans l'éspace, contemple la beauté de l'univers. Et finalement, un astronaute qui subit une avarie des moteurs et qui perd le contact avec la base. Seulement, la chanson posséde plusieurs niveau de lecture et les aventures du Major Tom peuvent être vues comme un bad-trip. En effet, au debut de la chanson, une voix exhorte le major à prendre ses pillules de proteïnes (pillules=drogues pour ceux qui vivent au pays de oui-oui). Le decollage, retranscrit dans la chanson par cette montée electrisante, est à mettre en relation avec ce qu'on appel la "montée", le moment où les drogues commencent à faire leur effet (Eh oui, j'ai fait beaucoup de recherche vous avez vu ça). Ensuite, notre Major preferé decrit ses experiences inter-siderales ainsi : "Je flotte de la manière la plus singuliére qui soit/les étoiles ont l'air trés différentes aujourd'hui. Ai-je besoin d'en rajouter. Au final, Tom perd le contact avec "ground control", il ne parvient pas à revenir de son trip. Pourtant, la chanson n'est pas pessimiste. Voici les dernieres paroles du Major : "Bien que j'ai franchi 150 000 kilometres (à peu prés), je me sens trés calme, et je crois que mon vaisseau sait quel voie emprunter. Dites à ma femme que je l'aime...". En gros, Tom n'est pas à l'aise au sein de l'humanité et choisi de couper les ponts, de fuir loin de ce monde agité. Cette interpretation est confirmé par Bowie 12 ans plus tard dans sa chanson Ashes to Ashes, qui est une reponse à Space Oddity. Dans cette chanson, "Ground Control" reçoit un message de Major Tom qui dit "Je suis heureux, j'éspere que vous l'êtes aussi". Ashes to Ashes offre une nouvelle interpretation de Space Oddity tout en coroborant celle déja éxposé. Nous avions donc la théorie du cosmonaute, la théorie du junkie, mais qu'en est il de la troisiéme. Et bien je ne vais pas en parler parce que c'est mon interpretation favorite et que je prefere vous laissez reflechir. De toute maniére, j'ai déja commencé à en parler quelques lignes auparavent. A vous d'en tirer des conclusions.
    Space Oddity a marqué les ésprit et le nombre de references que l'on fait au Major Tom est proprement ahurissant. Rocket Man d'Elton John est la plus connu dans le domaine musical. Mais on retrouve également le Major à la télé. Space Oddity est chanté à deux reprises dans Friends. La premiére fois par Chandler dans l'épisode 19 de la saison 5 et la deuxiéme fois par Joey dans l'épisode 1 de la saison 6. Au cinema, dans The Fountain, un certain Tom voyage dans un vaisseau spatiale. Dans le film canadien C.R.A.Z.Y., le heros du film chante la chanson dans sa chambre. Le jeu worms portera le doux nom de a space oddity. Enfin, dans Metal Gear Solid 3, le nom de code d'un des personnage est Major Tom et Snake s'adresse à lui ainsi : "Can you hear me Major Tom", l'une des ligne de la chanson. Voila pour cette merveille qu'est Space Oddity. A suivre dans la saga Bowie : Hunkie Dory.space_oddity

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Blade Runner

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Je viens de finir de voir ce film et c'est à mon avis l'une des plus belle réussite de Ridley Scott. Adapté trés librement du roman de Philip K. Dick "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques", Scott nous plonge dans un Los Angeles post-apocalyptique (Une guerre radioactive à detruit la majeur partie de la faune et de la flore faisant des vrais animaux, que l'on oppose aux animaux synthétiques, des produits de luxe) et l'on y suit un Harrison Ford au sommet de son art. Mais je ne vais pas vous parler beaucoup plus du scénario. L'une des choses qui m'interesse le plus dans ce film, c'est la représentation que fait le réalisateur du monde dans lequel évolue notre heros. C'est un univers sale et malsain, envahi par la pollution, par la publicité. On s'y sent oppressé, étouffé, mais on ne peut s'empecher de le trouver beau, d'une certaine maniére. Le rendu est d'autant plus reussi que l'univers futuriste de 2019 cotoie les éléments les plus typiques des polars des années trente: detective désabusé en trench-coat, ventilateurs en rade et stores venitiens qui ne laissent filtrer que de minces rais de lumiére.
    Face à cette ville, débauche de cyber-punk, on ne peut s'empecher de faire le lien avec Metropolis de Fritz Lang, d'autant que Ridley Scott revendique cette source d'inspiration. Les thémes évoqués à travers la ville sont similaires dans les deux films (la verticalité, la répartition sociale). Pourtant, il se dégage du film de Fritz Lang un message optimiste, tandis que chez Scott, c'est l'inverse. Los Angeles devient alors un anti-Metropolis où tout éspoir est proscrit.

    Blade Runner et véritablement une pierre angulaire du cinéma de science-fiction. Malgré le temps qui passe (le film a 25 ans), ces décors ne se démodent pas, ne paraissent pas "Kitsch", contrairement à beaucoup d'autres films de S-F. Star Wars avait été un précurseur en la matiére en instauraBRtower3nt cette idée d'univers vielli, de lieu qui à déja vécu et qui a vu des générations entière se succéder. Avant Star Wars, les décors semblait tout droit sorti de l'usine, ce qui sonnait terriblement faux. Mais depuis George Lucas, les décors sont pensés de maniére plus intelligeantes et sont une partie de la cohérance de l'univers. Blade Runner marque une nouvelle étape en ajoutant ce coté sombre et malsain qui ouvre la voie à de nombreux autres films par la suite. Je pense notament à Dark City, d'Alex Proyas, qui doit pour beaucoup son ambiance à Blade Runner, mais également à, ô surprise, Metropolis. Comme quoi, hein.

    On ne peut pas parler du film sans mentionner l'incroyable travail de Vangelis pour la B.O. Sa musique colle parfaitement à l'ambiance du film. Les sonorité éléctroniques ont quelquechose de dissonant, de dérangeant, mais pourtant d'envoutant, à l'image de la ville elle-même. On ne peut qu'être émerveillé par la scène d'ouverture, où la ville,crachant ses jets de flammes, s'offre à nos yeux ébahis sur fond de synthétiseur. Pour l'anécdote, c'est à Pete Townshend, le leader des Who que l'on avait proposé en premier lieu de réaliser la Bande Originalle. Mais celui-ci, profondement traumatisé par son éxperience sur le film Tommy tiré de son Opéra-Rock (tient, il faudra que je parle de ça un jour) à décliné l'offre.
    Le film en lui même est fort interessant mais se veut beaucoup plus simple que l'oeuvre dont il s'inspire. Les producteurs voulaient une oeuvre à la portée de tout le monde et Philip K. Dick est un auteur aussi reputé pour la simplicité de ses oeuvres que Jackie Chan pour sa fabrique de Suchis. A scanner Darkly, la recente adaptation cinématographique du roman du même nom (traduit Substance Mort en français) peut vous donner une idée de ce qu'est un scénario alambiqué à la "Dick". Cela dit, n'importe quel livre de Dick peut vous donner une idée de ce qu'est un scénario alambiqué à la "Dick" (allez lire Ubik). Mais je m'éloigne du sujet. Je voulais parler du personnage de Rick Deckard (tient, ça me fait penser à Renné Descarte. Est-ce une coïncidence ou bien suis-je en train d'écrire tout cela pour vous faire comprendre que ça n'en est pas une), admirablement interprété par Harrison Ford. C'est le seul personnage veritablement interessant du lot, le seul qui aille un peu plus loin que "moi replicant, moi veut vivre". D'ailleurs, d'un point de vue psychologique, les repliquant ne sont la que pour soutenir le personnage de Deckard, lui permettre de se remettre en question et d'évoluer. Ce qui est vraiment interessant, c'est l'ambiguïté du personnage vis-à-vis de son statut d'humain. Selon les versions du film (il y en a eu 6), la fin n'est pas la même. Il en va de même pour le personnage interpreté par Harrison Ford. La version des producteur établie que Deckard est humain. Celle de Ridley Scott est beaucoup plus nuancée. Les agissement de Deckard sont similaire à ceux de n'importe quel replicant et l'on peut donc se demender s'il n'est pas lui-même un repliquant nouvelle-génération, tout comme Rachel. Personnelement, je prefere me dire qu'il est humain et que ses actes proches de ceux des androïdes montrent que ces derniers ne sont peut-être pas si inhumain que cela, et peut-être même plus humain que la plupart des hommes. C'est de toute maniére la signification de la fin du film, et de la volonté de vivre de Rutger Hauer. C'est l'androïde qui fait prendre conscience à l'humain de la beauté du monde.

    Il est à noter qu'un excellent jeu-vidéo basé sur l'univers de Blade Runner est sorti en 1997. Il reprend les decors et la musique du film et se déroule en paralléle à l'enquéte de Deckard, bien qu'on ne croise jamais ce dernier. Ce jeu d'aventure est devenu culte pour de nombreuses raisons: Son univers qui reprend à la lettre celui du film, ses graphismes magnifiques, son scénario fouillé, mais surtout sa non-linéarité, tellement poussé pour un jeu d'aventure que 10 ans aprés, je n'arrive pas à voir qui a déja fait mieux dans le domaine. Selon nos actions dans le jeu, 7 fins sont disponible, des fins qui changent la signification du scénario. Un jeu à faire donc, et qui se trouve facilement sur des sites d'abandonware. En voici une adresse: http://www.abandonware-france.org.

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08 décembre 2007

Faux teaser d'Indiana Jones 4

Faux teaser d'Indian Jones 4
Vidéo envoyée par Solidus-Snake

Alors voila. Pour mon premier vrai post, je n'ai rien trouvé de mieux à envoyer qu'un faux teaser du prochain Indiana Jones. Pourquoi me direz-vous? Parce que je le trouve trés réussi. Pour info et comme vous le savez déja surement, le véritable titre du film ne sera pas La cité des Dieux mais Le royaume du crane de cristal. Enjoy.

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Et Voila

O.K. Ca m'a pas l'air trop mal. Je reviendrais dès que j'aurais quelquechose d'interessant à dire.

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